A little bit of me. Just to remember some memories, to remember who I was one day. "Nes vueil laissier ne obliër" [Marie de France]
jeudi 3 mai 2012
Paulina 1880, Pierre Jean Jouve
"Sincère, elle savait que l'on ne peut jamais s'unir à Dieu. Menteuse, elle pouvait..."
Something about...
Litterae
lundi 16 avril 2012
Keep up, babe!
L'amitié, l'intimité, ce sont des choses très étranges. Je n'ai jamais compris ces deux concepts. Jamais vraiment ressenti ça avec les gens, si ce n'est avec mon cher et tendre (haha).
Je ne sais pas ce qui pousse les gens à se confier à d'autres. Personnellement, ça me met dans des états pas possibles... Jamais pu faire confiance aux gens: un jour, ils sont tes amis pour la vie; un autre, ils racontent derrière ton dos et avec tous les détails croustillants les confidences que tu leur avais faites au coin de votre complicité. Les gens ne sont pas fiables.
Jamais compris non plus pourquoi les gens se confiaient à moi. Pas du genre à répéter ce que je dis, même quand les insensés qui ont osé livrer leurs secrets m'énervent au plus haut point: j'exècre les gens qui utilisent les confidences comme des armes contre l'autre. Quel manque de maturité, quel manque d'humanité. Et pourtant, ils sont nombreux! Et même, ils livrent tous vos démons à d'autres pour le simple plaisir du râgot bien senti. Merde. Il n'y a plus de gens bien dans ce monde?
Mais quel sentiment confus ai-je ressenti aujourd'hui, quand une connaissance que je ne considère pas tellement comme une amie, mais comme une bonne copine que je vois de temps en temps, en groupe, m'ouvre ainsi ses sentiments, son intimité avec l'autre, ses peurs, ses craintes, son malaise... Qui suis-je pour me confier tout ça?
Et comme d'habitude, je n'ai pas su trouver les mots justes, à peine lui ai-je tendu une oreille que j'ai voulue attentive, mais l'a-t-elle ressenti? A-t-elle compris que sa situation me préoccupait, que je comprenais sa détresse vu que je l'ai tellement bien connue il n'y a pas si longtemps? Ai-je trouvé ne serait-ce qu'une parole pour la réconforter, lui faire comprendre qu'elle n'est pas toute seule et qu'elle pourra toujours compter sur ma présence discrète?
Encore ce sentiment d'être inutile. D'être égoïste. Egoïste? Oui, car savoir sa souffrance m'a aussi rassurée sur la mienne: je ne suis pas seule. Je suis monstrueuse.
J'espère simplement que tout se passera au mieux pour elle. Keep up, babe! The sun will shine soon, if you keep searching for it.
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Life,
Réflexions
mercredi 4 avril 2012
Morale vs plaisir
Damn. La morale a-t-elle vraiment déserté le monde dans lequel nous vivons? Sommes-nous uniquement gouvernés par la logique de notre plaisir personnel? Peut-on tout faire, peut-on écraser toute morale si c'est pour grappiller un peu de "bonheur"?
J'ai vraiment peur pour le monde de demain. Même les gens qui semblent avoir une morale pour les choses quotidiennes (soyons polis, respectons les autres, le mal, c'est le mal, bla bla) n'ont plus de moeurs quand on parle de leurs propres petits plaisirs. Ils n'ont plus aucune valeur, qu'importe s'ils blessent les autres, du moment qu'ils en retirent un bénéfice pour eux. Mais où est donc la limite?
Par exemple, peut-on se dédouaner de nos actions parce qu'on a un peu bu? L'excuse ultime pour n'être coupable de rien serait-ce: "Mais c'est parce que, tu comprends pas, j'ai jamais rien eu dans la vie, je peux bien me faire plaisir!" Oui, tu peux te faire plaisir et c'est tout le mal que je te souhaite, que tu puisses être heureux, mais BORDEL, pas au prix de la morale, de l'éthique, de la politesse, de tout ce qui fait que le monde tourne encore à peu près bien (et encore). Vous imaginez, un monde où tout le monde fait ce qu'il veut selon son envie? Quelle grosse merde...
Mais après tout, est-ce que je ne suis pas en train de trop juger? Pourquoi ne pourrait-on pas penser un peu à soi? Après tout, si les autres sont blessés, ce ne sont que de petits dommages collatéraux, rien de grave... Peut-on mettre son bonheur au-dessus de celui des autres?
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Réflexions
vendredi 30 décembre 2011
Tomboy (2011), Céline Sciamma
Lorsque ce film était sorti, il m'avait un peu intrigué. Je l'avais noté sur ma liste "à voir". J'ai réussi à me le procurer récemment et je n'ai pas été déçue!
C'est l'histoire de Laure, qui déménage avec toute sa famille: son père, sa mère enceinte et sa petite soeur Jeanne. Elle se retrouve dans un quartier avec beaucoup d'enfants de son âge. Elle ressemble tellement à un garçon que la première fois qu'on la voit, on lui dit: "Salut. T'es nouveau ici?" Elle en profite pour se faire passer pour Michaël. Petit à petit, elle (ou il plutôt) gagne sa place au sein du groupe. Il joue au foot, va se baigner, joue à gage ou vérité sans que personne ne se rende compte de rien. Mais voilà, l'été se termine, l'école va commencer. Comment Michaël va-t-elle continuer à cacher son secret?
Peut-être que le thème m'a parlé parce que j'ai moi-même était un "tomboy" lorsque j'étais jeune: cheveux courts, habits de sport... On m'a d'ailleurs plusieurs fois confondue avec un garçon: "- Hé, tu as vu Léon? Ton grand frère est venu te chercher! - Euh... je suis sa grande soeur", "Alors, tu vas bien, jeune homme?" À force, j'ai arrêté de corriger, j'ai aussi arrêté de me couper les cheveux aussi courts.
Il y a des scènes qui sont vraiment magnifiques. J'ai vraiment été touchée par des plans qui n'ont l'air de rien au premier abord. J'ai été happée, fascinée par ces images. J'avais un léger pincement au coeur. Je n'ai pas compris pourquoi.
La complicité entre les deux soeurs est vraiment touchante aussi. On sent comme Laure veut protéger Jeanne, comme elle tient à elle, comme Jeanne, dans sa candeur, admire sa grande soeur qu'elle considère comme son héros. Ces deux actrices ont vraiment un jeu juste et poignant.
Par contre, la raison pour laquelle Laure joue à ce petit jeu et va aussi loin est toujours floue pour moi. Je ne crois pas que ce soit une question d'homosexualité (ce que j'ai pu voir sur le net). Mon petit frère me dit que c'est l'expression de son mal-être. Est-ce qu'être un garçon manqué signifie qu'on veut réellement être un garçon, qu'on refuse son corps de fille, qu'on est lesbienne? Je ne crois pas. Est-ce simplement par jeu dans ce cas? Laure aime peut-être la duplicité qu'elle a su créer. Je suis une fille et pourtant, ils croient tous dur comme fer que je suis un garçon. D'ailleurs, lorsque son statut de garçon atteint son paroxysme, on voit toujours un petit sourire sur la bouche de Michaël. Je pense qu'en fait, Laure veut simplement s'amuser de la situation et c'est tout. Dans son cerveau d'enfant, elle ne comprend pas toute l'étendue que prend sa blague.
Je vous le conseille, en tout cas :)
mercredi 28 décembre 2011
Life change #2
"Soyez polis envers tous, mais intimes avec peu; et choisissez-les bien avant de leur faire confiance."
[Georges Washington]
- 28/12/11: Je commence à apprendre les leçons du passé. Il faut sans cesse abaisser ses espérances en l'autre, sans quoi, la désillusion et la chute deviennent intolérables.
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Life
jeudi 22 décembre 2011
English babbling
I wanted to be someone that people would, not love nor admire, but simply trust. Now, even I can't trust me anymore. I don't know what happened, but feelings are so complicated. I can't understand my thoughts, I can't control me. Well, I guess I'm just human afterall...
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Réflexions
dimanche 11 décembre 2011
"Tu as l'avantage sur la colère quand tu te tais." [Proverbe égyptien]
Putain... Qu'est-ce que je me tais en ce moment.
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Dix vers
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