vendredi 30 décembre 2011

Tomboy (2011), Céline Sciamma




Lorsque ce film était sorti, il m'avait un peu intrigué. Je l'avais noté sur ma liste "à voir". J'ai réussi à me le procurer récemment et je n'ai pas été déçue!

C'est l'histoire de Laure, qui déménage avec toute sa famille: son père, sa mère enceinte et sa petite soeur Jeanne. Elle se retrouve dans un quartier avec beaucoup d'enfants de son âge. Elle ressemble tellement à un garçon que la première fois qu'on la voit, on lui dit: "Salut. T'es nouveau ici?" Elle en profite pour se faire passer pour Michaël. Petit à petit, elle (ou il plutôt) gagne sa place au sein du groupe. Il joue au foot, va se baigner, joue à gage ou vérité sans que personne ne se rende compte de rien. Mais voilà, l'été se termine, l'école va commencer. Comment Michaël va-t-elle continuer à cacher son secret?

Peut-être que le thème m'a parlé parce que j'ai moi-même était un "tomboy" lorsque j'étais jeune: cheveux courts, habits de sport... On m'a d'ailleurs plusieurs fois confondue avec un garçon: "- Hé, tu as vu Léon? Ton grand frère est venu te chercher! - Euh... je suis sa grande soeur", "Alors, tu vas bien, jeune homme?" À force, j'ai arrêté de corriger, j'ai aussi arrêté de me couper les cheveux aussi courts.
Il y a des scènes qui sont vraiment magnifiques. J'ai vraiment été touchée par des plans qui n'ont l'air de rien au premier abord. J'ai été happée, fascinée par ces images. J'avais un léger pincement au coeur. Je n'ai pas compris pourquoi.
La complicité entre les deux soeurs est vraiment touchante aussi. On sent comme Laure veut protéger Jeanne, comme elle tient à elle, comme Jeanne, dans sa candeur, admire sa grande soeur qu'elle considère comme son héros. Ces deux actrices ont vraiment un jeu juste et poignant.
Par contre, la raison pour laquelle Laure joue à ce petit jeu et va aussi loin est toujours floue pour moi. Je ne crois pas que ce soit une question d'homosexualité (ce que j'ai pu voir sur le net). Mon petit frère me dit que c'est l'expression de son mal-être. Est-ce qu'être un garçon manqué signifie qu'on veut réellement être un garçon, qu'on refuse son corps de fille, qu'on est lesbienne? Je ne crois pas. Est-ce simplement par jeu dans ce cas? Laure aime peut-être la duplicité qu'elle a su créer. Je suis une fille et pourtant, ils croient tous dur comme fer que je suis un garçon. D'ailleurs, lorsque son statut de garçon atteint son paroxysme, on voit toujours un petit sourire sur la bouche de Michaël. Je pense qu'en fait, Laure veut simplement s'amuser de la situation et c'est tout. Dans son cerveau d'enfant, elle ne comprend pas toute l'étendue que prend sa blague.

Je vous le conseille, en tout cas :)



mercredi 28 décembre 2011

Life change #2

"Soyez polis envers tous, mais intimes avec peu; et choisissez-les bien avant de leur faire confiance."
[Georges Washington]


- 28/12/11: Je commence à apprendre les leçons du passé. Il faut sans cesse abaisser ses espérances en l'autre, sans quoi, la désillusion et la chute deviennent intolérables.

jeudi 22 décembre 2011

English babbling

I wanted to be someone that people would, not love nor admire, but simply trust. Now, even I can't trust me anymore. I don't know what happened, but feelings are so complicated. I can't understand my thoughts, I can't control me. Well, I guess I'm just human afterall...

dimanche 11 décembre 2011

"Tu as l'avantage sur la colère quand tu te tais." [Proverbe égyptien]

Putain... Qu'est-ce que je me tais en ce moment.

samedi 24 septembre 2011

"Le Père Goriot", Balzac

"Peut-être certaines gens n'ont-ils plus rien à gagner auprès des personnes avec lesquelles ils vivent; après leur avoir montré le vide de leur âme, ils se sentent secrètement jugés par elles avec une sévérité méritée; mais, éprouvant un invincible besoin de flatteries qui leur manquent, ou dévorés par l'envie de paraître posséder les qualités qu'ils n'ont pas, ils espèrent surprendre l'estime ou le coeur de ceux qui leur sont étrangers, au risque d'en déchoir un jour. Enfin il est des individus nés mercenaires qui ne font aucun bien à leurs amis ou à leurs proches, parce qu'ils le doivent; tandis qu'en rendant service à des inconnus, ils en recueillent un gain d'amour-propre: plus le cercle de leurs affections est près d'eux, moins ils aiment; plus il s'étend, plus serviables ils sont."

jeudi 23 juin 2011

Life change #1

Tu ne procrastineras plus.

- Première victoire (22/06/11): Dans mon planning pour mon prochain examen, je devais voir 164 vers aujourd'hui. J'ai vu 164 vers. BAM!!! =D Petite victoire, certes, mais j'aurais pu me dire que 100 vers étaient amplement suffisants pour aujourd'hui (cette pratique de diminution de la masse de travail visée pour la journée fut souvent utilisée dans le passé :3)

- Défaite totale (25/07/11): Même pas foutue de tenir un mois... J'ai pourtant bien essayé! Pendant l'étude du dernier examen, ça allait encore, mais là, là... Je sombre à nouveau dans la paresse et l'inactivité. C'est comme si ce canapé m'appelait, me happait. C'est comme si mon cerveau refusait de s'activer: "Non, je n'ai pas envie de travailler! Laisse-moi tranquille! Anesthésie-moi avec des conneries comme la télé, une série, un manga que tu vas relire pour la troisième fois!" N'ai-je donc pas mon mot à dire? Pourquoi suis-je un si gros mollusque? Je veux continuer à me battre. Je ne veux pas finir comme eux, à faire plein de projets, à ne jamais les finir. Je veux changer.

- 28/07/11: FUCK.

- 28/12/11: Tout dépend aussi de la notion de procrastination, n'est-ce pas...? *désespoir total*

- 25/05/13: Euh... J'ai écrit ce post moi? Apparemment, ça ne m'a pas, mais alors pas du tout marquée... :p

"Quels sont pour vous, dans votre existence, le sens et l’importance des relations amicales ? Pourquoi?"

Exercice d'argumentation, mode freestyle
(après m'être cassé la tête des heures avec Constantin)

22 juin
D'abord, quel est le sens de l'amitié? Qu'englobe ce terme? Je crois que c'est un sentiment qu'on ne peut pas contrôler. Un peu comme l'amour. Ca nous tombe dessus sans qu'on n'ait rien demandé. L'amitié véritable est aussi incontrôlable que l'amour sincère. Aussi cruelle que l'amour sincère. On peut éprouver une amitié immense et inconditionnelle envers quelqu'un, se dévouer corps et âme pour cette personne et cette personne peut ne rien ressentir pour vous, à peine une légère appréciation des services que vous lui offrez si gracieusement. 

Pour moi, un ami, c'est quelqu'un qui sera toujours là pour nous, qui ne nous juge pas (ou si peu), qui est là pour nous soutenir dans les mauvais moments, pour se réjouir dans les bons moments, quelqu'un avec qui on se sent totalement à l'aise, quelqu'un à qui on peut se confier de tout et de n'importe quoi et qui nous accepte comme on est. Ce n'est pas spécialement la personne avec qui on rigole le plus. C'est quelqu'un qu'on peut ne pas voir pendant des jours, des semaines, des mois et le retrouver comme si on s'était quitté la veille. Je crois que je suis un peu trop exigeante. C'est peut-être pour ça que je ne compte que deux amies dans ma vie, malgré tous les potes que j'ai. En fait, ce qui est assez amusant, c'est que, selon ma définition, je suis l'amie de pas mal de monde, mais la réciproque n'est pas vrai. Je ne dis pas ça pour me vanter, mais je pense que les gens se confient facilement à moi - allez savoir pourquoi - et que je suis pas mal attentive quand ils me racontent les histoires de leur petite vie. Je trouve que les gens sont intéressants. Je crois que j'aime lorsqu'ils me laissent entrer dans leur intimité: c'est une vrai marque de confiance et j'en suis toujours extrêmement touchée. Pourtant, cette confiance, je ne l'accorde qu'à très peu de personnes. Même à mes amis, je ne parle pas tant que cela, mais je sais que je peux tout leur dire. Je ne suis pas quelqu'un qui s'ouvre aux autres. D'ailleurs, les rares fois où je me livre, j'ai toujours un retour négatif, on se sert de mes révélations contre moi et j'ai une sainte horreur de ça. Bref. J'arrête ici ma grande digression.

Malgré tous les critères que je m'impose, malgré toutes les expériences que j'ai vécues, je retombe encore dans le panneau. Je m'attache, je fonce dans cette relation amicale et même si je m'interdis de donner le titre d' "ami", au fond de moi, j'ai l'impression d'avoir trouvé quelqu'un de spécial. Et puis... un jour... sans crier gare... on découvre le vrai visage de l'autre et on ne le supporte pas, on ne le comprend pas, on le repousse. Et dans ce cas-là, c'est moi qui faillis à mon devoir d'amie: celui d'accepter l'autre comme il est. Mais c'est impossible. Cette facette est inacceptable, c'est incompatible avec qui je suis, avec mes valeurs si élevées, avec mes exigences sans doute puériles et inutiles, mais elles sont miennes et je ne pourrai pas les abandonner. 

Alors, est-ce que j'accorde beaucoup d'importance à l'amitié? Oui, lorsque je suis sûre d'avoir trouvé des amis. J'accorde aussi beaucoup d'importance à mes connaissances, l'un n'empêche pas l'autre, mais ils resteront toujours derrière, ça ne me dérangerait pas de ne plus les voir, de les perdre. Peu de personnes me manquent, je n'ai pas toujours ce besoin irrépressible de revoir mes anciens camarades que je n'ai pas vus depuis des mois ou des années. Je suis peut-être trop indépendante. Il n'y a que trois personnes qui me donnent envie de les revoir de temps en temps et ces trois personnes, j'espère du fond du coeur qu'elles resteront dans ma vie jusqu'à ce qu'elles jettent les premières poignées de terre sur mon cercueil. 

Si j'ai d'autres choses qui me viennent à l'esprit concernant l'amitié, je les rajouterai :) (C'est pas comme si j'avais un public indéfectible qui me suivait :D)