lundi 23 novembre 2009

C'est quoi la norme?

Je suis sûre que tout le monde connaît ce sentiment: celui d'être quand même, au fond, un peu plus que les autres, un tout petit peu mieux, mais on ne se le dit pas, en tout cas, pas tout haut! *Je suis quand même mieux habillée. Je fais ça mieux que lui. Je tape plus vite qu'elle...* C'est un sentiment humain, je suppose.

Mon petit sentiment à moi, c'est que j'ai toujours l'impression d'avoir été ouverte, de ne pas porter de jugement sur les autres, de les accepter tels qu'ils sont et de ne pas les rejeter parce qu'ils ne sont pas comme je voudrais qu'ils soient. Même, qu'ils soient anormaux (dans le sens noble du terme, c'est-à-dire, qu'ils soient différents des autres, qu'ils ne se glissent pas dans la norme, qu'ils aient ce petit truc qui fait la différence), ça m'attirait presque... Parce qu'au fond, ils n'étaient pas noyés dans la masse et en étant leur amie, je ne l'étais pas non plus.

J'ai toujours l'impression de ne pas trop aimer les gens qui font partie de cette norme... Et pourtant! Dès qu'une personne s'en écarte un peu, mon sang bouillonne. Comme si elle avait fait quelque chose de mal... Je ne comprends pas cette dualité qui habite en moi. L'attrait de l'insolite et le rejet de l'étranger. Peut-être qu'il faut écouter le dicton populaire qui dit qu'il y a une limite à tout... Ecartons-nous du "droit" chemin, mais pas trop, histoire qu'on puisse quand même nous reconnaître comme un des leurs...

Ce qui m'amène à me demander ce qu'est exactement la norme? C'est quoi être normal? Est-ce que si un comportement anormal est adopté par la majorité des gens, elle devient normale? Est-ce la masse, pas toujours sensée *Rappelons-nous la citation de ce célèbre auteur dont je ne me rappelle ni le nom ni les termes exacts: Tout seul, il est intelligent; en groupe, il est bête comme les autres.* qui fixe la normalité? C'est assez absurde, non?

1 commentaire:

Mathou a dit…

Tout le monde connaît ce sentiment certes. Ne serait-ce pas par hasard pour se donner un tant soit peu de confiance en soi quand on en manque? Ceux qui sont convaincus de faire les choses mieux que d'autres ne prennent pas la peine de SE le dire, ils le disent ou le font comprendre, non?
C'est un peu rassurant. Si on pense n'avoir aucune valeur, aucun petit "quelque chose" de spécial, comment peut-on s'estimer soi-même et oser se tourner vers les autres?

J'approuve ton sentiment: tu prends vraiment les gens comme ils sont, sans te poser de question, sans préjugé. Tu es un merveilleux exemple. Et je suis sûre que tu as pu grâce à cela faire de formidables rencontres :-).
La limite? Peut-être lorsque tu as l'impression que cet éloignement positif de la norme tend à l'injuste ou a des effets négatifs, ou encore devient de la rébellion à deux francs?
Le rejet de l'étranger, c'est la réaction normale. C'est étranger, donc on a plus de mal à s'y identifier, non?

La norme? Si tu permets un avis personnel, c'est encore une convention complètement artificielle fixée par l'homme pour se doter d'un cadre rassurant. Ca fait partie de sa nature: il décrète que ce que la plupart fait ou que ce que l'opinion publique pense est normal, et que le reste, ce qui s'en éloigne ou diverge, est juste... bullshit ou étrange, à cause de cette "ligne de conduite" "normale".
La norme, ben c'est induit par notre société: on doit se respecter mutuellement pour pouvoir cohabiter, et respecter des règles. Donc en découle une norme...
Ouh purée c'est trop vaste comme débat, j'ai trop d'idées :D Mais je m'arrête là pour la réflexion profonde :P